Combat contre la langue de bois

Événement-bénéfice pour la compagnie Les Filles électriques

  • Sous la présidence d’honneur de Mme Suzanne Sauvage
  • Mercredi 27 avril 2016 à 20h à La Tulipe
  • Animation: Jean-François Nadeau
  • Musiciens: Bernard Falaise, Alexander MacSween, Pierre-Yves Martel
  • Avec: Betty Bonifassi, Stéphane Crête, Jean-Paul Daoust, Michel Désautels, Lewis Furey, Monique Jérôme-Forget, Micheline Lanctôt, Aurélie Lanctôt, Christian Lapointe, Annick Lefebvre, Melissa Mollen Dupuis et Marc Séguin.

Le Combat contre la langue de bois a été créé en 2005 à l’initiative de D. Kimm dans le cadre du Festival Voix d’Amériques. Elle en avait marre des discours remâchés, des cassettes usées et de la panoplie d’excuses chaque fois qu’une personnalité sort de sa zone de confort. Elle a donc organisé une soirée où les participants devaient se commettre, parler d’un sujet de leur choix, non pas dans le cadre d’un débat ou d’un question/réponse mais seul et devant un public attentif.

Voilà pour la petite histoire. Qui aurait cru que cet événement audacieux et hors-norme allait devenir un spectacle-culte et une tribune pour l’audace et la liberté d’expression? Pour célébrer le 10e anniversaire du Combat, une douzaine de personnalités monteront sur scène pour parler durant 5 minutes d’un sujet de leur choix, de l’intime au politique. Elles seront invitées à combattre leur propre langue de bois et à dire ce qu’elles pensent vraiment.

Les règles sont strictes: parler durant 5 minutes, pas de droit de réplique, pas d’excuses par la suite. Entre les discours, un house band allumé permettait de faire les transitions et de maintenir l’atmosphère électrique, avec l’aide d’un animateur à la langue bien pendue.

Artistes, journaliste, philosophes, politiciens, les participants au Combat proviennent de milieux divers et l’on ne recherche pas le consensus, au contraire. L’objectif est de faire entendre des points de vue différents et de confronter nos valeurs et nos idées. C’est ce qui fait que du Combat contre la langue de bois un événement unique, audacieux et festif.

Merci à notre comité d’honneur: Carole Laure, Robert Spickler, Marie-Claude Ferland, Marise Gauthier, Julie Armstrong-Boileau, Simone Chevalot, André Dufour, François Taschereau, Ève Gaudet, Jean Charles Robillard, Marie-Anna Murat, Sylvain Lemire et Patrice Brunet.

Campagne de financement «5-10-15»

Cet événement-bénéfice est organisé dans le cadre de la campagne de financement «5-10-15» de la compagnie Les Filles électriques qui célèbre ses 15 ans, le 10e Combat, ainsi que la 5e édition du Festival Phénomena. Les fonds recueillis seront majorés de 200% grâce au programme d’appariement Mécénat Placements Culture du Ministère de la Culture et des communications du Québec. Ces fonds permettront à la compagnie de poursuivre sa mission de recherche, de création et de diffusion de spectacles interdisciplinaires et audacieux et d’offrir une tribune à des artistes émergents dans le cadre du Festival Phénomena.

Parmi les quelques 90 courageux participants au Combat au fil des ans, mentionnons: Claude Robinson, Lorraine Pintal, Fabien Cloutier, Mani Soleymanlou, Luc Ferrandez, John Parisella, Sylvie Moreau, Réjean Thomas, Yves Désautels, Louise Beaudoin, Ariane Moffatt, Rémy Girard, Ghislain Picard, Monique Simard, Sophie Cadieux, Anaïs Barbeau-Lavalette, Charlotte Laurier, Martin Léon, Claude Poissant, Brigitte Haentjens, René-Daniel Dubois, Évelyne de la Chenelière, Gabriel Nadeau-Dubois, Richard Desjardins, Monique Giroux, Robert Morin, Ginette Noiseux, Jim Corcoran, Francine Pelletier, Serge Bouchard, Marie-Louise Arsenault, Paule Baillargeon, Gilles Proulx, Robin Aubert, Chantal Lamarre, Pol Pelletier, Louise Harel, etc.

Presse

«Le Combat contre la langue de bois, qui en était à sa neuvième année, est une initiative née d’un ras-le-bol de D. Kimm. L’artiste en avait assez d’avoir l’impression que l’on ne dit plus rien même quand on prend la parole. D’où l’idée de cette soirée-bénéfice hors-norme, où des personnalités sont invitées à monter sur scène pour parler, en cinq ou six minutes, d’un sujet qui leur tient à cœur, allant de l’intime au politique. Invitées en somme à combattre leur propre langue de bois. (…) La langue de bois, on le sait, est l’art de ne rien dire. Officiellement, tout le monde est contre, ça va de soi. Nous vivons à une époque où le «parler-vrai», le «franc-parler», est encore plus souvent récupéré que le discours écologiste, faisait remarquer avec raison le maître de cérémonie, le zapartiste Jean-François Nadeau.» — Rima Elkouri, La Presse, 21 février 2014

«Je me disais pendant la soirée que le Combat contre la langue de bois, ce serait bien qu’on le pratique ailleurs que sur les scènes artistiques underground montréalaises. Pourquoi, en effet, ne pas le transporter un peu partout dans la société?» — Esther Bégin, Journal de Montréal, 20 février 2014